Agenda Automne 2011

 

Prochaines dates ou nous retrouver

 
 
 
- du 4 au 6 novembre : 12ème Salon Vins et Terroirs de Toulouse

- les 12 et 13 novembre : Foire aux vins de Bellefontaine en Belgique

- du 18 au 20 novembre : 18ème salon des vins de Senlis (60)

- les 19 et 20 novembre : Marché gourmand des vins bio de Bordeaux-Bègles

 

 

 

Un sol vivant

 

Cette année encore une fois la nature est en avance sur son temps. Nos engrais vert semés à l’automne n’attendront pas le mois de mai. Les semis sont déjà aussi hauts que la vigne, le mulch et les broyages vont être intéressants.
Notre itinéraire technique est le suivant : après avoir réalisé un semis d’engrais vert tous les rangs cet automne nous avons choisi de re-semer un rang sur 2 au printemps. Dans le rang de re-semis nous avons broyé les engrais vert, dans l’autre nous avons muché au rouleau plein.
Le broyage permet de libérer rapidement les éléments présents dans les engrais vert. Le mulch apporte lui une libération plus progressive des éléments (moins de perte de matière organique, maintien du système racinaire).

 

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 engrais-vert-broyage-copie-1.jpg

 

Re-semis de printemps

En agriculture biologique, un sol nu est un sol mort.
Non seulement, la vie des micro-organismes est inexistante (absence d’humidité, sol sec, peu d’échanges possible avec la vigne. Le peu de matière organique directement assimilable est perdu par évaporation ou par lessivage. La matière organique plus complexe, va rester fossilisée dans le sol, car les micro-organisme ne sont plus la pour la dégrader.

Il est donc vital de chouchouter les micro-organismes du sol. Pour cela on veille à maintenir des conditions du milieu (température,humidité, forte densité des semis, rapport C/N des semences) favorable au développement de cette vie microbienne.

Le but premier en agriculture biologique consiste à travailler avec les micro-organismes. Pour que ces derniers puissent vivre, échanger, protéger la vigne il leur faut un minimum d’humidité. La mise en place d’un couvert végétal dans l’entre rang permet des conditions de vie adéquates  pour la vie microbienne de surface (0 à 5 cm) Le re-semis nous permet d’apporter encore un peu plus de biodiversité avec de nouvelles semences (moha, moutarde, sarrasin, phacélie…). De plus, nous utilisons du charbon de bois qui permet à la fois de retenir l’humidité et un bon brassage des graines dans le semoir.

 

engrais-vert-bigbag-feverole-avoine-seigle.jpg  semis-engrais-vert-printemps.jpg

 

Le charbon de bois est utilisé depuis longtemps pour son action purificatrice et assainissante. En outre, le charbon de bois est efficace pour éviter la fonte des semis. Dans le sol il a une action régulatrice en stockant des éléments nutritifs

Le charbon de bois comme tous les matériaux poreux est d’une aide précieuse pour les micro-organismes du sol. Une fois ensemencé, il a la propriété de conserver un taux d’humidité entre 10 et 40 % ce qui est parfait pour les micro-organismes. Il sert de support aux micro-organismes, qui  se stockent dans les cavités poreuses.
Etant composé essentiellement de carbone, le charbon de bois est utilisé avec parcimonie pour ne pas créer de faim d’azote.

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L’étape délicate consiste à réduire le charbon de bois grossier (entre 3 et 5 cm) en un charbon plus fin (0,2 à 0,5 cm).
Cette opération a pour but d’amplifier la surface poreuse et de rendre absorbable les liquides.
Nous utilisons pour cela la  concasseuse, broyeuse familiale ancestrale  qui servait jusqu’à présent à concasser les panouilles de mais pour les poussins et les cannetons notamment. Les conditions de travail sont un peu difficile avec la poussière de charbon qui se dégage mais le résultat est à la hauteur de nos espérances.

 

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La meilleure utilisation du charbon de bois consiste à l’ensemencer en micro-organismes avant de l’épandre.
Le charbon de bois est placé dans des bidons hermétiques (indispensable pour les micro-organismes anaérobies) On arrose le charbon de bois de micro-organismes (environ 20 L de micro-organismes pour 80 L de charbon de bois).  Au bout de 3 à 4 heures le charbon de bois a absorbé les micro-organismes dans ses cavités, on peut alors l’épandre.

 

foisonnement-bacterie-lactique.jpg   jus-de-bacterie-lactique-apres-foisonnement.jpg

 

Ici nous avons fait fermenté des bactéries anaérobies, suivant un protocole rigoureux (qualité de l’eau, qualité des matières premières, absence de chlore, constance des températures, pièce isolée, suivi de la fermentation).
Le produit fini est un foisonnement de micro-organismes anaérobies.

Lors du re-semis, le charbon de bois ensemencé en micro-organisme est mélangé avec les semences et il est épandu en un seul passage.

Faune et flore

 

Même les légumineuses en fleur  (féveroles, pois, vesce ) attirent de nombreux pollinisateurs.

 

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Plusieurs stades d’évolution de la coccinelle dans les vignes...

 

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1er stade  : stade larvaire

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2ème stade : stade de nymphe

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3ème stade : stade  coccinelle

 

En traitement des maladies cryptogamiques (mildiou et oïdium) nous utilisons tout naturellement les plantes compagnes récoltées sur la propriété :
Camomille, ortie, consoude de russie, prêle.
Ces plantes sont mises à infuser ou à macérer pendant les jours favorables du calendrier lunaire.

 

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Feuille et fleurs de consoude de russie

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Mélange eau de pluie à 70 °C + feuilles de consoude broyées

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Infusion  de la consoude

 

Par ces pratiques plus naturelles, nous utilisons beaucoup moins de cuivre et de souffre.
Le souffre un passage juste avant et un passage après la fleur à 6 kg par hectare et le cuivre 100g de cuivre métal pur par traitement soit au total 500g par hectare ( 5 traitements) à ce jour.

Les traitements ont lieu le matin de bonne heure lorsque la température ne dépasse pas les 25°C et le soleil n‘est pas encore trop haut dans le ciel. Tout ceci va dans le sens d’une revitalisation des sols,  d’une amélioration progressive de la fertilité de nos sols.

 

C’est cet engagement dans une agriculture plus naturelle, à l’écoute des éco systèmes (macro et micro )et des éléments (lune, soleil, planètes), et non subie qui est fortement enrichissante.

 

Suivi des vins

 

Dans le chai à barrique, nous suivons régulièrement l’évolution des fermentations malo lactiques qui sont un peu languissante tellement le millésime 2010 est riche et complexe.
La mise en bouteille du Moelleux 2010 se prépare activement. Au programme dégustation barrique par barrique, puis après sélection des barriques idéales reste le travail de l’assemblage.
A notre disposition pour réaliser l’assemblage final du moelleux, des barriques de  Chenin,  Sauvignon et Sémillon.

 

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L'automne et l'hiver sont déjà derrière nous. Le printemps nous a rattrapé, partout c'est le réveil de la nature : la sève circule à nouveau dans les plantes, les bourgeons se gonflent, les premières fleurs s'ouvrent, les insectes pollinisateurs s'activent!

Dans les vignes, le travail ne manque pas.

La taille, le tirage des bois, l'exportation des bois, le caraçonnage, le pliage : la main d'œuvre est familiale comme depuis le début.

 

Vigne après tirage des bois   civiere-a-bois-de-vigne

 

 

C'est cela aussi le charme d'une propriété familiale artisanale (15ha) ou l'on contrôle toutes les étapes de la production à la vente.

Cela nous permet de mettre en place une véritable stratégie viticole, un itinéraire technique dans chaque parcelle. Jim, Francis et moi-même nous mettons à l'ouvrage. A force de pratique et d'expérience, des automatismes se mettent en place pour faciliter le travail et gagner du temps.

 

Dans les champs en bordure du ruisseau, nous avons semé 15 ha avec des semences de féverole biologique.

Dans une autre parcelle , nous allons semer du mais et des légumineuses pour réaliser un fourrage pour les animaux en prévision de l'automne et l'hiver 2011.

 

Connaissance de nos sols : Un élément essentiel



 

Cet automne, nous avons réalisé des fosses dans chaque parcelle pour mettre en évidence les différents horizons de sol.

 

Il s'agit d'un trou creusé de 0 à 80 cm à la pelle puis de 80 à 1m10 à la tarière. Les carottes de sol ainsi obtenues nous renseignent sur l'état du sol. Une grille d'observation (méthode Hérody) nous permet de collecter les informations prises sur le terrain.


 

 

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Carotte de sol (horizon 0à 80 cm)

 

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Test de carbonation

 

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Différents horizons de sol

 

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Les outils: pelle, bicyclette, tarrière

 

Tous les 3 ans, ce travail nous permet de faire un état des lieux du fonctionnement du sol (structure, granulométrie, porosité, intensité de la vie microbienne, densité du chevelu racinaire...)

 

Pour compléter ces informations parcellaires, l'observation de la flore , de l'enherbement spontané nous donne des renseignements supplémentaires sur le fonctionnement du sol.

 

Une semaine avant le début printemps nous avons effectué un recensement des plantes bio indicatrices et de la flore spontanée présente :

Lamier pourpre, potentille rampante, paquerette, rumex, oseille, moutarde, laiteron, véronique, plantain, trèfle, pissenlit, mousse, seneçon, pimprenelle, paturin, ajonc, orge à rat, fumeterre, érigéron, géranium, ficaire, ray grass, garance, menthe sauvage.

 

Malgré un début d'automne très intense avec les vendanges et les vinifications, nous avons encore une fenêtre intéressante pour les semis d'automne tous les rangs. Le mélange se compose de légumineuses (féverole, pois d'hiver et vesce), de céréales (avoine et seigle) et de colza.

Le semis est réalisé au semoir à trémie, ensuite un passage de herse horizontale pour (lit de semence sur 3 à 5 cm).

Le semis d'engrais vert, par sa taille, sa couleur, l'espacement internoeudale, sa densité nous donne des informations supplémentaires.

La comparaison des engrais vert d'une parcelle à une autre est très interessante , cela nous donne de précieux renseignements (niveau d'humus du sol, porosité du sol, ph, vie microbienne...)

 

On a pu mettre en évidence des zones de tassement, d'asphyxie dans des zones de boulbènes et limoneuses sur lesquelles nous allons mettre en place des mesures correctives (remontage du Ph par apport de dolomie, apport de compost en surface, ensemencent bactérien et re-semis d'engrais vert plus spécifiques).

L'observation régulière est encore une fois en agriculture biologique et bio dynamique le maître mot.

 

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Engrais vert après 1 mois

 

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Engrais vert après 3 mois

 

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Vue de plus près

 

Feverole-Racines-Nodosites.jpg Féverole : système racinaire

Horizon-humifere.JPG Horizon humifère

 

 

De la Terre au vin

 

Fin Janvier, pour la 4ème année nous avons fait dégusté notre production sur le salon international des vins bio « Millésime Bio » à Montpellier. Le millésime 2010 a été très bien accueilli . Selon les professionnels, 2010 est « plein de vivacité, plus en finesse, plus expressif aussi ».

Avec plus de 500 viticulteurs bio du monde entier, c'est aussi l'occasion d'échanger sur les techniques et les pratiques...

 

Au chai, les barriques se réveillent peu à peu (le CO2 se dégage, ça pétille). Avec des températures printanières, la fermentation malo lactique commence doucement.

Dans le cuvier, on prépare déjà la mise en bouteille d'Amourette et Diablerie 2010. Au programme, des séries de dégustation et d'assemblage...pour vous offrir des cuvées expressives et de caractère.

 

Pour tous les passionnés du vin, nous vous invitons à découvrir le millésime 2010 lors de notre journée Porte Ouverte en Mai.

Pour ceux qui le souhaitent, les plus pressés, nous vous accueillons tous les jours au Domaine Les Hauts de Riquets de 9h à 12h30 et de 14h à 18h. Visite et Dégustation Gratuite

Les raisins sont presque prêts à la récolte et l’on se prend à rêver du vin…… Les regards sont sérieux, toute l’attention est mise pour cette récolte. C’est l’aboutissement d’une année culturale avec son climat particulier, ce qu’on a expérimenté, ce qu’on a pas pu mettre en œuvre…mais toujours centré vers l’objectif d’une plus belle expression du terroir.

 

Cela commence bien avant les vendanges, vers la fin août, nous commençons à arpenter les vignes, à goûter, à picorer les grains de raisin, à discuter, goûter les jus . ….

 

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Ainsi les raisins et les jus de chaque parcelle sont goutés         

                                                       

  vendange2010-analyse-des-sucres

 On mesure la richesse en sucre mais ce qui compte, c’est le goût du raisin !                     

Puis la décision de la date est prise et on appelle l’équipe .....

Une équipe renouvellée, cette année, des jeunes …là c’est la pause !

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Charlotte est appliquée et Jonathan de l’autre côté du rang est à genoux devant la vigne ou devant Charlotte? On manipule le raisin avec précaution, on enlève les grains flétris ou pourris mais cette année la qualité est superbe.

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Ici, c’est le Sauvignon sur la parcelle de Jenicot, une parcelle autrefois vigoureuse quand nous l’avons achetée mais qui commence à se calmer. Nous y avons semé des céréales entre les rangs. C’est notre troisiéme récolte et cette année enfin le raisin était différent, plus homogéne et plus aromatique.

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Puis les caisses sont ramassées aussitôt le raisin coupé pour garder la fraîcheur . Elles sont rassemblées dans le chai pour la pressée.

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Les grappes entiéres et intactes sont déposées dans la cage hermétique du pressoir pneumatique, pas de choc ou de brutalité, il faut éviter l’oxydation et la trituration. La pressée est la plus lente possible sans rebéchage (c'est-à-dire sans presser et represser), on goute les jus au fur et à mesure afin de séparer les qualités et aussi pour le plaisir de réver au vin que cela donnera !

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A la fin de la pressée, les raisins ont libéré leur jus, ne reste que la rafle, les peaux et pépins  qui seront sortis et collectés par le distillateur. 

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La récolte d’une partie de la parcelle La Muguette pour une cuvée particuliére… des raisins ramassés à la tombée du jour, triés à la parcelle (

on enlève les grains secs ou petits et verts) et retriés après l’éraflage … Tout est dans la qualité du  raisin on le sait, pas seulement un raisin sain mais aussi concentré, avec du gout, du fruit, de la profondeur, de la précision … pas juste sucré ….

vendange2010-raisins-rouge-degustation-des-jus

 Et on goute encore , là le jus du malbec , une explosion de fruit ….irrésistible .

 

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On mesure la densité ou richesse en sucres : 13,5° !

 

Et l’aventure ne fait que commencer … toujours en douceur , le « pigeage » pour garder toujours le contact jus et parties solides (marc) .

 

Nous n’utilisons que des petites cuves ouvertes de 50 hl afin de séparer les différents sols et de faciliter le travail du pigeage. L’encuvage est réalisé par tapis. Toutes ces pratiques limitent la trituration des raisins et les goûts secs et amers.

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A ce stade, c’est la couleur du vin mais c’est encore du pur jus de fruit ….Et déjà on peut deviner des différences et des préférences entre parcelles et cuves, entre Diablerie, Mignon…. Muguette .

 

 

Voici quelques nouvelles fraîches du Vignoble.

 

Le Millésime 2009 se révèle être un grand millésime.

Pour notre nouvelle cuvée "Diablerie" :  Médaille d’Or Bordeaux 2010 et médaille de Bronze concours expression bio  2010

Nouvelle cuvée vin blanc "Amourette" : Pur sauvignon, très aromatique bel équilibre acide  / sucre, longueur en bouche, salinité

Le Mignon : Après avoir soutiré les barriques, le vin est  remonté en cuve avant filtration. La mise en bouteille s'est deroulée le Lundi 7 Juin, un jour excellent du calendrier lunaire (pour la conservation, l'élégance et le parfum du vin).

Le Moelleux : Mise en bouteille le Lundi 7 Juin en même temps que le Mignon.

La Muguette : Les Fermentations malo lactiques viennent juste de terminer. Les barriques ont été soutirées puis le vin est remis en  barrique. Prise de bois encore présente, équilibre vin / bois pas encore atteint. Prévision : encore  6 à  12 mois d’élevage en barrique en fonction des dégustations.

Enfin, cette année les cuvées Le Mignon 2009 et la Muguette 2009 porteront le label Agriculture Biologique.

 

Porte ouverte au Domaine

 

porteouverte2010.jpg              Visite du chai, présentation du millésime 2009,

dégustation des différentes cuvées 

 

 

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Découverte ou re-découvrete des orchidées et plantes sauvages qui nous entourent

Cette année le beau temps était de la partie et la bonne humeur avec. Après la traditionnelle visite du sentier botanique dans le vignoble, du jardin potager les convives ont eut le privilège d’une dégustation commentée et complète de tous les vins du Domaine les Hauts de Riquets. La restauration était assurée par le traiteur bio « Graine d’assiettes ». Encore merci à tous ceux qui ont fait le déplacement et qui nous soutiennent.

 

Epamprage du tronc et de la tête du pied de vigne

  

 

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Jeune vigne de sauvignon après épamprage du tronc, de la tête du cep et dédoublage des rameaux

 

 

 

 

 

Les parcelles de vigne sauvignon vigoureuses ont subi es un épamprage du tronc, de la tête et également les doubles (bourgeon et contre bourgeon) .  Ce travail long et délicat permet une prophylaxie et une croissante adéquate des rameaux et des grappes.

Par ailleurs, cela réduit les entassements de feuillage et permet une meilleure efficacité des traitements contre le mildiou et le botrytis.

 

 

 

  

 

Décavaillonage

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Travail sous le rang de la décavailloneuse

 

 

Nous avons expérimenté cette année cette technique en réutilisant une ancienne décavaillonneuse manuelle.

 

 

C’est certainement la meilleure façon de garder la zone sous le rang propre et aéré. La difficulté dans ce travail est le réglage de la machine.

 

 

 

 

 

 

 Biodiversité à la parcelle

 

Les rangs qui ont été semés ont atteint une hauteur entre 1m et 1m45. La vie est très intense dans ces rangs. La flore présente permet d’enrichir grandement l’écosystème en place. L’aspect sanitaire des vignes est très satisfaisant,  il semble qu’il y est un équilibre entre les espèces: la biodiversité permet une régulation naturelle des prédateurs et des parasites de la vigne ; Par exemple on observe des grappes de pucerons sur les féveroles. Ces populations de pucerons attirent en grand nombre des coccinelles  et des syrphes.

En effet, on peut voir de nombreuses espèces de butineurs et pollinisateurs à l’œuvre. La vigne est au stade de la floraison. On va attendre que la vigne soit au stade de la nouaison (dans 15 jours ) pour coucher ou mulcher le rang semé.

 

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Enherbement diversifié annuelles et vivaces (légumineuse, céréales, crucifère, mellifères...)

CEREALE2010

Cocinelle en activité sur une tige de blé

 

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Bourdon assurant la pollinisation sur une fleur de phacélie 

 

Protection du vignoble

Nous avons à ce jour réalisé 4 traitements visant à  la protection de notre vignoble.

Un premier traitement à base de Cuivre (sulfate de cuivre => bouillie bordelaise) à des doses de 125g de cuivre métal , 200g pour le 2ème  traitement et 300g pour le suivant dont 50g d’oxyde cuivreux. Le dernier passage a été hier Lundi 21 Juin avec 300g de cuivre métal  (un tiers en sulfate de cuivre et 2 tiers en hydroxyde).

Concernant le soufre, les doses ont été de 3kg/ ha à chaque traitement. La réduction des doses de soufre et de cuivre est une priorité.

Lors de chaque traitement nous associons systématiquement des préparations de plantes (tisane, décoction ou macération) avec le cuivre et le soufre.

Les tisanes sont réalisées uniquement avec les plantes qui poussent sur notre propriété.

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Préparation de la tisane d'ortie et consoude

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Tisane d'ortie et de consoude à ébulition

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Tisane d'ortie et de consoude prête à l'emploi après infusion et filtration

 

Les tisanes sont réalisées avec des sommités fleuries et des feuilles. On fait l’infusion le soir et on laisse infuser toute la nuit avant utilisation le lendemain matin.

Lors de chaque traitement nous avons ajouté un mélange de consoude et ortie en dilution à 10 %.

La prèle, de même que la plupart des écorces et des racines dont les principes actifs sont plus difficiles à extraire nécessite une décoction de 30 min à feu doux.

En parallèle, nous utilisons du levain de boulanger fait maison. La création du levain : rien de plus simple, il suffit de mélanger 300gr d’eau de pluie ou d’eau filtrée au charbon actif avec 300gr de farine complète ou de seigle bio). Les bactéries proviennent du son des céréales (plus le type de la farine est élevé plus le son est potentiellement riche en bactéries). Nous avons effectué un ensemencement de bactéries lactiques dans nos parcelles de vigne à la dose de 1kg de levain pour 100L.

bacterie-lactique.jpg Levain bactérien -utilisé pour sa grande concentration en bactéries lactiques- avant dilution dans l’eau de pluie 

Actuellement, nous n’avons toujours pas observé de tâches d’huile ou de contaminations par le mildiou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entretien  et vitalité du sol

Dans les vignes,  on a choisi de semer un rang sur deux  un mélange de céréales. Une partie est directement produite sur l’exploitation. Ces céréales sont produites par nos soins sur une dizaine d’hectares en agriculture biologique.

 

semis-cereale1.jpg   semis-cereale.jpg

 

Nous allons réaliser plusieurs essais dans les vignes :

-          Traitements  anti fongique

Notre perception de la vigne au sein d’un écosystème équilibré et diversifié nous obligent à réfléchir sur la réduction des  doses de cuivre. Actuellement nous utilisons environ 4 kg de cuivre métal par hectare et par an. Des alternatives à l’utilisation du cuivre existent.  Nous allons expérimenter 2 méthodes :

La première repose sur les propriétés de l’huile de neem.

Les doses conseillées sont de 1 à 3 ml par litre.

La seconde consiste à utiliser les bactéries lactiques naturellement présentes dans le levain du boulanger artisanal, ou dans le jeune lait caillé.

Les doses conseillées sont de l’ordre de 10% dilué dans de l’eau.

 

-          Vitalité, Résistance des plantes aux ravageurs, (Bactérie jus de compost)

Nous fabriquons notre propre compost et lombricompost avec les légumes, fruits, pailles, tontes, broyat récupérés sur l’exploitation. Nous attachons une attention particulière à la qualité des matériaux que nous incorporons dans le compost. Plus la matière première est de bonne qualité meilleur sera la qualité du compost.

Nous effectuons des ensemencements de bactéries pour réactiver la flore microbienne et permettre de meilleurs échanges entre la vigne et les microorganismes qui assurent le transport des éléments assimilables par la vigne.

Les premières pulvérisations ont déjà commencées.

 

Les travaux dans le vignoble

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Après la taille, vient l’opération de pliage des lattes. En cette période hivernale, les lattes cassent facilement. Une attention toute particulière est nécessaire. Les bois sont fragiles et le vent combi né à un temps sec  n’arrange rien. Nous utilisons la technique de la latte à plat sur le fil qui est intéressante car elle permet d’optimiser le palissage contrairement au pliage en arcure. Par ailleurs, le pliage à plat permet un meilleur étalement des grappes et donc un meilleur état sanitaire.

En ce moment on finit de carassonner (changement des culets, des piquets, des pointes qui tiennent les fils de leveuses, réparation des fils cassés hé oui ça arrive !).

Après cette étape on s’occupera d’arracher les vieux pieds de vignes (0,5 ha de cabernet franc) dont une grande partie de manquant et de pieds malades (esca et escoriose)afin de pouvoir griffer la parcelle et semer des céréales.

 

A la vitesse ou pousse la végétation cette année la vigne a environ une semaine d’avance au niveau de son débourrement. Dans certaines parcelles de sauvignon et de chenin on observe déjà le stade points verte depuis une semaine. La campagne de protection sanitaire va débuter cette semaine avec un premier traitement préventif à doses homéopathique avec la bouille bordelaise. Avec une telle précocité de la végétation on redoute par-dessus les gelées tardives.

 

 

 

Les nouvelles cuvées

Le début du mois de Mars a été marqué par la mise en bouteille des vins blanc Amourette (sauvignon 100%) et Diablerie (assemblage merlot et cabernet franc). En 2 jours sont  passées entre nos mains plus de 20 000 bouteilles.

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Pour finir quelques photos prises au détour d’un rang de vigne, le temps d’une petite pause méritée

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Parcelle de vigne dans une mer de glace  

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Insecte piégé dans une toile d’araignée gelée

geleebiss-fevrier2010.jpg gelee-fevrier2010.jpg  

Trace de chevreuil toute fraiche, à côté on voit une plantes couverte de gouttes d’eau gelée

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